Voici un sujet bien moins sexy et populaire qu’un barbecue merguez en période estivale.
Il était pourtant de notoriété publique qu’après l’achat de « Fortitech »,sur les trois sites en Europe, il y avait un ou deux site « Premix » de trop ; alors pourquoi donc en pleine phase de décision prendre un tel risque à se mettre sur le devant de la scène ?
*Pour la petite histoire c’est le site au Danemark qui ferme après une période de consultation de 21 jours (transfert des compétences et des machines en Pologne).
Une grève n’est jamais anodine et ne dois pas être un sujet pris à la légère.
Ce ne sont pas toujours ceux qui font le plus de bruit les plus efficaces, et l’embellie d’une journée ne garantit en rien celle du lendemain.
Le plus gros du travail se passe autour de la table des négociations avec des arguments et des dossiers suivis.
Je sais cela n’est pas très sympa et peu ordinaire pour un syndicat d’apostropher ainsi le personnel et nos collègues de la CGT, mais après toutes ces années de dévouement et de travail de fond de notre équipe, la franchise est de mise, non ?
Retournons maintenant aux sujets brulants de la rentrée, ayant aujourd’hui un bon nombre d’élément nouveau sur la table avec des impacts réels sur notre futur :
- Réduction drastique de 50% du montant de la participation
- Transferts des services (RH, Achat)
- Suppression de postes
La section a mis en place un certain nombre d’actions concernant dans un premier temps un état des lieux avec l’analyse des comptes.
Demande relayée par nos élus au Comité d’Entreprise, et oh surprise quasi revendiqué dans le dernier tract de la CGT… Situation devenue banale me direz-vous.
Il est tout de même utile d’apporter quelques éclaircissements, histoire de ne pas dire n’importe quoi.
Nous sommes soucieux des couts du recours à l’expertise et des ressources internes nécessaire pour la bonne exécution de celle-ci ; il va sans dire que nous avons une petite idée derrière la tête et une stratégie que nous ne manquerons pas de développer si d’aventure nous ne recevions pas les garanties nécessaires. (Humaine et financière).
Vous le savez, comme bon nombre d’entreprise, DSM n’échappe pas à la règle de la délocalisation.
Nous constatons depuis les cinq dernières années une délocalisation rampante et massive des métiers de services avec en corollaire la suppression des postes qualifiés qui s’y attachent.
Ainsi après la finance « déménagée » vers l’Inde, les achats avec l’introduction de « SRM » et des conséquences qui s’en suivent fatalement.
Peu importe que cela fonctionne ou pas… Nos décideurs ont l’inflexibilité d’une personnalité d’airain que rien n’atteint, rien ne touche, rien ne change.
À cela s’ajoutera bien entendu « in fine » une augmentation du cout des services qui ne manqueront pas d’être refacturés à prix « d’Or » parachevant méthodologiquement la vampirisation de nos maigres bénéfices.
Ainsi après l’introduction du concept novateur des « Directeur éphémère » pour ne pas faire dans la demi –mesure et soucieux de rendre toujours un peu plus impersonnel les relations par une déshumanisation programmée… DSM s’attaque à l’externalisation des ressources humaines.
En dehors d’un petit sourire sarcastique que je devine à la commissure des lèvres de certains d’entre vous, la situation est pour le moins préoccupante, car elle touche premièrement des individus et par extension tout ce qui vous lie intimement avec l’entreprise (contrat de travail, formation, demande d’avance, aménagement d’horaire, réclamation paye).
Au courant de la semaine prochaine vous trouverez ci-joint les questions que les élus CE Force Ouvrière transmettront à la Direction :
- Pourquoi ces projets ? quels sont les avantages recherchés, que ce soit en termes de fonctionnement des services ou termes économiques ?
- Comment ont été évalué ces avantages ? Comment en sera suivie la réalité ?
- Comment va se mettre en place la nouvelle organisation ? Où ?
- Selon quel calendrier ? Avec quels moyens particuliers (technologiques, formation ).
- Comment fonctionnera la nouvelle organisation ? Quelles seront les différences avec le fonctionnement actuel ?
- Quelles seront les conséquences sur l’emploi, de notre site, pour la branche DNP et le Groupe ?
- Quelles mobilités sont envisagées et selon quelles conditions ?
- Que se passera-t-il pour les personnes qui ne pourraient pas ou ne voudraient pas suivre ?
- Comment s’organisera la réduction des effectifs visés et dans quelles conditions sociales ?
- Quels seront les impacts pour les opérationnels et les services dans les usines ?
- Comment travailleront-ils avec ces services centralisés/mutualisés ? Quelles transformations dans leur travail ? Quels accompagnement éventuellement prévus ?
- Quelles seront les conséquences sur l’économie de notre site : charges en moins et charge en plus ? Quels sont les impacts prévus sur les résultats et les éléments de rémunération associés ?
- Comment la direction compte elle organiser le dialogue social sur ces changements et les négociations associées ? A l’échelle locale, à l’échelle de DNP Europe et à l’échelle du groupe ?
E. Bertrand ( Délégué Syndical Force Ouvrière )